
«Mo est décédée. C'est officiel et écrit quelque part dans les dossiers de cet agent d’accueil chargé de l'aider à défaire ses bagages de l'autre côté de la mort. Mais Mo n'en a rien à faire de savoir ce qu'il y a de l'autre côté de la porte. Mo veut vivre et continuer à couver sa famille. Mais puisqu'elle est là, autant en profiter pour régler ses comptes avec le responsable de tout ça. Parce que "il y a bien quelqu'un qui tire les ficelles non? Quelqu’un qui choisit les grands événements de nos vies, les naissances, les accidents de bagnoles, les tasses de café renversées? Non?
Cette pièce touchante tente de répondre aux questions que chacun se pose lorsque l’ultime porte est franchie. Entre colère et tristesse, entre insolence et caprice, Mo nous emmène dans un au delà bien plus proche de la vie, bien plus concret qu'on n'oserait l’imaginer.»
« Dans le mécanisme du deuil, il y a cette fameuse étape de la négociation. Après la mort de ma mère, je n'y ai pas échappé. Imaginer ce qu'elle « vivait » depuis sa mort ne m'a pas complètement permis d'accepter sa disparition mais d'y penser plus sereinement oui, sans aucun doute. Le support du théâtre me semblait le plus approprié pour partager ces idées qui m'avaient soulagée. » « Je ne voulais pas en faire une pièce triste. Ma mère était joyeuse et aimait profondément la vie ! »
« Je suis de ces gens qui aiment rire aux enterrements. Quand on perd quelqu'un qu'on aime, continuer à rire c'est continuer à l'aimer. Et c'est cette idée là, entre autre, que j'ai retrouvée dans cette pièce. Il y a un décalage entre les sentiments de chagrin et de deuil dont parle pourtant le texte et les rires provoqués par des répliques terre à terre. »


